Pourquoi ce nom ?

Une citation  de Virgile , un jour est venue orner une photo que j'avais prise de l'horloge du  Musée d'Orsay, au cours d'une visite éclair à Paris .

FUGIT IRREPARABILE TEMPUS ! Le temps fuit irréparablement.

Les mots sont restés gravés en moi... le temps fuit , et  je ne voulais pas  consentir à sa fuite en vain sans laisser une trace  de ce qui me fait vivre , de mes rêveries , comme me l'écrit Claude  en citant Colette , de "petite âme acagnardée, une vagabonde assise" .

J'aime beaucoup cette citation et  l'image de "vagabonde assise " convient très bien à la voyageuse immobile que je suis . J'ai toujours rêvé de voyages lointains , et  quelque chose  me dit que je connaîtrai sans doute   jamais ce bonheur !

Mais qu'est -ce que j'aurai rêvé et voyagé dans les mots et  les images !!!

Alors je trace un fin sillon, je sème mes mots et mes photos  ... humblement et sans prétention .

 

NicoleA

 

 

Dédicace

.... en forme de citation :

" Aux quelques êtres qui m'aiment et que j'aime - à ceux qui éprouvent plutôt qu'à ceux qui pensent - aux rêveurs et à ceux qui font confiance aux rêves comme aux seules réalités ..."

Edgar Poe            Dédicace d'Euréka .

 

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Poésie

j'ai depuis pas mal de temps abandonné l'écriture à force de me déssécher devant ma page ... L'Atelier m'offrait de belles occasions pourtant de m'exprimer ...

 

voici un très long texte écrit à partir de cette photo

 

 

 

 

 

 

Dans une trouée du temps .

 

 

Réfugiée dans l’ombre

De ce mur lézardé et sordide

Revêtue de silence

Habitée par l’attente

Je guette au creux  de sa brèche

Le ballet des aiguilles  

                                               Qui débusque  le temps,

  Cet ennemi,

Ce lâche,

Qui s’escampe

Comme sable soufflé  par le vent….

 

Je veille solitaire

Mon esprit s’absente,

Te   rejoint

T’imagine

Loin là bas,

Prisonnier consentant

De cet ailleurs,

Loin de nos mots incandescents,

Du désir qui nous submergeait,

Loin,  si loin de l’attente

Délicieuse et troublante,

De ces réveils lointains

Et proches à la fois …

 

Paradoxe des amours à distance,

Le creux de l’absence

Se mue en désir,

L’instant en éternité,

Par la magie d’un signe

Ineffable et fugace.

 

Je n’ai pas vu se dresser

Le mur de ton silence

  Forteresse invincible

Où se lacère mon cri

Je n’ai pas  vu  ce temps

Qui consumait  ma vie

Ravinée  de larmes

Et labourée de souffrance.

 

Je t’espère à chaque seconde

Au bord  de la brèche

Où s’effiloche le temps.

 

Je suis vieille

Et seule

Et laide.

Je survis

Je t’attends

Impavide

Eperdue …

 

La tendresse ne meurt jamais. !

 

Le mur s’insinuera lentement

Dans ma chair pétrifiée et transie,

Figée  comme le  marbre.

Le temps s’immiscera

Goutte à goutte en mes veines.

Et les passants sidérés

Entendront  battre à  la chamade  

Le  cœur de cette statue égueulée

Épiant   pour l’éternité

Son amour à tout jamais figé

Dans une trouée du temps.

 

 

Nicole ( 20 novembre 2006)

Publié aux "Cahiers de poésie "

 (Écrit pour un Atelier d’écriture)

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