Pourquoi ce nom ?

Une citation  de Virgile , un jour est venue orner une photo que j'avais prise de l'horloge du  Musée d'Orsay, au cours d'une visite éclair à Paris .

FUGIT IRREPARABILE TEMPUS ! Le temps fuit irréparablement.

Les mots sont restés gravés en moi... le temps fuit , et  je ne voulais pas  consentir à sa fuite en vain sans laisser une trace  de ce qui me fait vivre , de mes rêveries , comme me l'écrit Claude  en citant Colette , de "petite âme acagnardée, une vagabonde assise" .

J'aime beaucoup cette citation et  l'image de "vagabonde assise " convient très bien à la voyageuse immobile que je suis . J'ai toujours rêvé de voyages lointains , et  quelque chose  me dit que je connaîtrai sans doute   jamais ce bonheur !

Mais qu'est -ce que j'aurai rêvé et voyagé dans les mots et  les images !!!

Alors je trace un fin sillon, je sème mes mots et mes photos  ... humblement et sans prétention .

 

NicoleA

 

 

Dédicace

.... en forme de citation :

" Aux quelques êtres qui m'aiment et que j'aime - à ceux qui éprouvent plutôt qu'à ceux qui pensent - aux rêveurs et à ceux qui font confiance aux rêves comme aux seules réalités ..."

Edgar Poe            Dédicace d'Euréka .

 

Recommander

W3C

  • Flux RSS des articles

overblog

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Rechercher

Images aléatoires

  • ste-victoire-2.jpg
  • aaix-retro-2.jpg
  • tag.jpg
  • busard.jpg

 

 

 

(...) " ...je me réfugiai dans un coin au bout d'une banquette abandonnée, où je restai les yeux fixes, immobile et boudeur. Trompée par ma chétive apparence, une femme me prit pour un enfant prêt à s'endormir en attendant le bon plaisir de sa mère, et se posa près de moi par un mouvement d'oiseau qui s'abat sur son nid. Aussitôt je sentis un parfum de femme qui brilla dans mon âme comme y brilla depuis la poésie orientale. Je regardai ma voisine, et fus plus ébloui par elle que je ne l'avais été par la fête; elle devint toute ma fête. Si vous avez bien compris ma vie antérieure, vous devinerez les sentiments qui sourdirent en mon coeur. Mes yeux furent tout à coup frappés par de blanches épaules rebondies sur lesquelles j'aurais voulu pouvoir me rouler, des épaules légèrement rosées qui semblaient rougir comme si elles se trouvaient nues pour la première fois, de pudiques épaules qui avaient une âme, et dont la peau satinée éclatait à la lumière comme un tissu de soie. Ces épaules étaient partagées par une raie, le long de laquelle coula mon regard, plus hardi que ma main. Je me haussai tout palpitant pour voir le corsage et fus complètement fasciné par une gorge chastement couverte d'une gaze, mais dont les globes azurés et d'une rondeur parfaite étaient douillettement couchés dans des flots de dentelle. Les plus légers détails de cette tête furent des amorces qui réveillèrent en moi des jouissances infinies: le brillant des cheveux lissés au-dessus d'un cou velouté comme celui d'une petite fille, les lignes blanches que le peigne y avait dessinées et où mon imagination courut comme en de frais sentiers, tout me fit perdre l'esprit. "

 

 

                       "Le lys dans la vallée " H. de balzac

 

 

 

null

Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés