Fugit Tempus

Le Nouvel Obs , en lien avec le salon du Livre qui se tient à paris , a publié deux pages d'adresses des meilleurs sites littéraires . Vous pouvez retrouver ces adresses sur le site de l'auteur de l'article "rebuts de presse" 

                          http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/

et sur l'un de ces sites , les éditions Zulma , un jeu d'écriture , d'après le livre de Hubert haddad, "Le nouveau magasin d'écriture" la possibilité d'écrire un texte à partir de phrases et de mots proposés. Essayez , c'est agréable et surprenant ! 

Et voila ce que j'ai écrit :


                                 L'enfant arraché

 

 Le tyran fou de rage devant sa résistance essayait de faire bonne figure. Imaginez un peu le tableau: elle fine et diaphane, auréolée de grâce et lui écumant d'une rage mal contenue. 

 

 

Elle se tenait pourtant là, à l’entrée du parc, près de la statue d'un génie bienfaisant au sourire accueillant . Quel était cet enfant jailli de l'ombre , précipité en pleine lumière , dans la vie de cette femme que nous savions pourtant libre comme il sied peu à cette époque .. Là tout près de la rivière , dans une lumière d'or pur, elle et lui étaient comme figés par la violence de leur découverte , dans un face à face imprévisible qui soudain qui les révélait l'un à l'autre . C'est la question qui tenaillait cet adolescent précipité de manière fulgurante dans la lumière de l'Histoire à l'instant où il la retrouvait .. Comment , elle, la Reine , héritière du trône de Chine , devant ce parterre de courtisans debout dans l'herbe du parc, face à cet enfant qu' elle croyait perdu à jamais , comment cette femme impassible dans sa beauté hiératique , maîtriserait-elle son émotion ? .

 

 

Il songeait soudain : ". Fini le temps des larmes et de la honte cette maladie dont on ne guérit jamais " L’enfant secret, lui , Cheng , petit pêcheur de perles, se trouvait poussé là, face à celle qu' il découvrait enfin , cette mère dont on ne lui avait rien dit si ce n'est qu'elle était l'âme de ce pays .

 

 

. Retrouver ma mère , être là devant elle, au milieu de ces gens hostiles et curieux . Le temps avait filé comme sable dans le sablier. mais soudain elle se retrouvait face à son passé, à cet amour fugace, à l'enfant de cet amant trop longtemps pleuré . Si longtemps, seule dans la forêt elle avait gémi et sangloté et murmuré des mots d'amour à celui dont était né l'enfant du sang et de l’amour, cet enfant arraché de son ventre qu’elle n'avait pu tenir un instant contre son coeur.

© NicoleA (23 mars 2007)


Sam 24 mar 2007 4 commentaires
Chouette texte, mais quelle était la contrainte ? J'ai suivi le lien et ça ne m'a apporté que des pubs (ou pire, de l'arrogance) ; alors pour la littérature, ils pourront repasser...
Valentine - le 24/03/2007 à 21h16
Comme aux plus beaux temps de l'atelier
c'est agréable d'y replonger

merci
Le bateleur - le 24/03/2007 à 22h19
j'ai essayé, c'est très amusant, dans l'un des ateliers où je travaille (sur Bordeaux ) on nous propose souvent des "proposition" du nouveau magasin d'écriture, c'est très très stimulant, je crois que ce procédé là se nomme " narration coudée" et permet de déverrouiller l'inconscient.

le résultat est très chouette sous ta plume en tous cas!
Russalka - le 25/03/2007 à 19h53
Je pense que je vais m'acheter le livre .. pour  "APRES " quand j'aurai enfin du temps pour écrire et pour me remuer les meninges les jours de calme plat !!!  Rires !! (  parler de calme plat  ...surtout après une  semaine bien chargée de boulot et un Mistral glacial ...)
NicoleA - le 25/03/2007 à 21h53